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Je suis né sur la terre

Et pourtant à mes premières heures j’entendais l’appel de la mer

Je me sentais gaude, vilain canard dandinant et maladroit

Alors que dans les vagues et les courants je me sentais Roi

Dès que je pus aucun transport maritime ne me fut étranger

Des containers aux pétroliers

De cargos aux grands voiliers

Toutes les mers du globe je sillonnais

Sans aucun but précis ni tracé

Tel Ulysse protégé des Dieux

Cette liaison que j’entretenais me rendait le plus heureux

 

En traversant les Açores

La houle dessina ton corps

Et sur l’écume d’une lame de fond

J’ai cru lire ton nom

C’était comme l’appelle des sirènes

Lorsque l’on vogue aux abords de Mytilène

Je ne te connaissais pas

Mais je sus ce jour là

Que la mer nouerait notre rencontre

La gardant dans son antre

 

J’ai parcouru mille continents

Rencontrant les pires désagréments

Les ports jamais vraiment fréquentables

Aux maisons closes peu recommandables

Etaient mes points de ralliements

Entre deux débarquements

Que sont ces femmes d’une nuit

Magiciennes pour faire oublier tous ennuies

Expertes dans le plaisir

Assouvissant nos fantasmes sans nous trahir

Je ne pourrais jamais les renier

Elles doivent être fières de ce travail fait

 

Mais toi que je portais sur le podium de mes pensées

Toi qui surfais sur les vagues nacrées d’une belle complicité

Tu suivais mon sillon

A l’infini de l’horizon

Ma main caressant la jupe de la mer

S’infiltrant aux creux de ses courbes et se perd

C’est ton corps que je découvrais

Angélique, timide, discret

Dans l’innocence de cet acte

Mon désir doucement tisser un pacte

 

Quand je lançais les amarres

Sur le quai de ces retrouvailles sans fanfare

Je te savais là

Attendant, patiente aussi belle que Gaïa

Nos doigts maladroitement glissaient

Spontanément se renouaient

Nos pas nous éloignaient de la curiosité

Et nous guidaient vers le refuge que tu avais préparé

 

Quand les drisses tendues

De mes départs prévus

Ni larmes, ni tristesse

Nos doigts se déliaient avec tendresse

Eole se réveillait

Chronos de loin le suivait

Il voulait son fils délicat,  caressant

Pour éloigner mon embarcation lentement

Jusqu’à cet horizon fuyant

Qui allait tôt ou tard me faire basculer dans un autre temps

Sur les berges de notre séparation

Une larme de souvenir se déposait  avec compréhension

Aphrodite dans ses bras t’enveloppait

Et Athéna se tenait à tes côtés …

Sourire

Je vous laisse avec ces deux écrits …. je file à ma montagne, je vous embrasse bien tendrement et vous dis à bientôt

Publié 22 septembre 2011 par Sourire dans Non classé

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